Partie 13 : Une vie bien à toi…

1

De : Yato Hozumi
À : Natsuko

Objet : deux anniversaires et une remise en question.

Ma petite Natsu, voilà fort longtemps que je ne t’ai pas donné de nouvelles. Ma vie est tellement remplie que je ne trouve pas le temps de t’écrire pardonne-moi.
Je ne regrette pas mes choix, mais il me faudrait des journées de 48 heures, si seulement…

2

Mon seul regret c’est que ma Mariko chérie n’a pas le sourire, je sais qu’elle n’est pas malheureuse, mais elle n’est pas heureuse non plus… Je l’entends tout le temps se tourner et se retourner dans son lit, elle guette le moindre bruit dans la chambre de ses sœurs.
Elle sait mis en tête de faire tout comme une maman avec eux et moi j’ai tendance à trop lui en demander. Un jour elle le regrettera sûrement et si je la perdais elle aussi ?

 

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Je n’ose même pas imaginer de perdre une de mes filles… Je dois trouver le moyen de lui rendre le sourire, mais aussi de lui faire vivre la vie d’une une fille de son âge, elle devrait sortir et s’amuser, pas jouer les mamans /sœur.

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En ce qui concerne les jumelles, j’ai déjà engagé une nounou, elle vient quelques heures, une a deux fois par semaine. C’est déjà pas mal, bien que Mariko déteste cette idée…
– Désolé pour le désordre, je ne sais pas ce qui prend aux jumelles, en ce moment quand elles savent que tu dois venir, elle mette le bazar dis-je à la nounou d’un air désolé.
– Ce n’est pas grave Monsieur Hozumi, ça me fait plaisir de vous aider. Beaucoup admirent ce que vous faites pour votre famille. Vous avez élevé seul vos trois filles c’est merveilleux…
Et oui comme tu peux le voir, les nouvelles vont vite à Oasis Spring…

5

Mes petites jumelles ont un caractère bien différent Akane est plus réservé et boudeuse, j’ai un mal fou à lui faire manger des légumes, en même temps il faut dire que je ne suis pas un très bon cuisiner, Mariko essaye de faire mieux, mais comme tu peux voir ce n’est pas gagné non plus…

6

Haya quant à elle est une fille très calme enfin quand elle ne fait pas un caprice, elle est joueuse et très ouverte. Elle a tendance à faire tourner sa jumelle en bourrique espérons que ça se calme en grandissant et oui elles vont devenir très bientôt enfant. Comme ça passe vite…

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Tout ça pour te dire que mes filles chéries m’occupent beaucoup et aujourd’hui c’est un grognement provenant de la chambre de mon ainée qui m’arrache une grimace. Elle ne supporte pas que notre nounou ne soit pas aussi rapide qu’elle pour s’occuper des jumelles…
– No… pas…joujou Haya faim !
– Mais ce n’est pas vrai qui à engager une nounou pareil! brailla Mariko qui essayait de faire ses devoirs. Je vais aller m’occuper de mes sœurs moi-même !

8

 Sans attendre un instant de plus Mariko sort de sa chambre prendre l’argent que j’ai laissé dans le pot  » dépenses » et elle tend un billet à la nounou et lui donne congé. En un tour de main, elle donne à manger à Haya et cette dernière retrouve son beau sourire.
– Mange sagement dit-elle à sa petite sœur, je vais prendre le bain d’Akane. Il n’y a pas à dire mais ma fille est douée avec les enfants.

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Puis sans un mot de plus, elle attrape la petite chipie qui se passerait bien d’un bain et part dans la salle de bain.
– No… pas bain. Akane veut jouer ! Dit-elle boudeuse comme à son habitude.
– Mais tu vas jouer ma chérie dit Mariko sans perdre de sa superbe, on va jouer au royaume des bulles de savon.
– Bubulle !
– Oui bébé, des millions de bulles de toutes les couleurs !

Peu convaincu, la petite capitule quand même et se laisse faire.

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C’est ainsi que je rentre à la maison et il y règne un calme olympien, Akane c’est endormi après avoir bien joué dans son bain et ma douce Haya attend sagement que je lui lise son histoire comme tous les jours.
– Tu es sage ma poupée dis-je après avoir pris le livre que me donne ma fille.
– Miko a dit si Haya sage, papa lit une grande histoire.
– Mariko ?
– Oui Miko.
– Alors si grande sœur là dit, papa le fera dis-je amusé devant son regard remplit d’histoire.
« Il était une fois dans la forêt vivait trois ours : le grand ours était papa ours, le moyen ours maman Ours et le tout petit ours bébé ours…« 

11

Des instants magiques comme celui-là me font complètement oublier les douleurs du passé, je ne me plains pas ce legacy m’a offert une famille et c’est le plus important.
– Encore ! dit Haya la voix tout ensommeillée.
– Bébé ours est parti au lit, donc il faut que tu fasses pareil.
– Veux… pas !
– Papa te lira la suite demain promis.

12

Après un bisou à Haya et après avoir bordé Akane, je prends une douche bien méritée et part en cuisine avaler un morceau quand je trouve mon ainée absorbée par un message qu’elle lit son téléphone portable. Elle a l’air à la fois pensive et terrifiée par ce qu’elle lit.
– Quelque chose ne va pas ? Demandais-je d’un ton encourageant pour qu’elle se confie à moi.

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Pour ne pas paraître insistant, je continue mon chemin direction le réfrigérateur pour me faire un sandwich.
– Pa ?
– Oui dis-je en arrêtant net devant ma fille qui se précipite vers moi.
– Tu ferais quoi si la fille la plus populaire du lycée te demandait de venir avec elle prendre un verre dans un bar.
– Ben déjà, tu n’as pas l’âge de boire dis-je en papa poule.
– Jamais je ne boirais de l’alcool ! Je… Je ne sais pas pourquoi elle m’invite moi, je suis seule généralement à l’école… les autres élèves sont tellement ennuyeux… On n’a pas les mêmes centres d’intérêt !

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Je souris devant son air « dégoûté » et dis avec tendresse :
– tu es juste plus mâture qu’eux, il n’a pas de mal à te laisser vivre parfois, tant que tu ne négliges pas tes études. Tu ne peux pas faire passer tes sœurs avant toi.
– Mais papa… Elles ont besoin d’une mère.
– Et rappel moi qui tu es ? demandais-je avec gentillesse.
– Leur sœur dit-elle à contre cœur.
– Exact ! Et tu dois te comporter comme tel, pendant que je les punirais, tu les gâteras et c’est la chose la plus simple à faire. Je t’aime ma chérie, je suis heureux d’avoir une fille aussi merveilleuse que toi, mais je veux que tu profites de ton adolescence.

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Émue par mes paroles, Mariko ne sut quoi dire, c’est avec difficulté qu’elle dit :
– Papa, je… Je t’ai fait une promesse… et … je… Je compte la tenir.
– Tu m’aides plus qu’il n’en faut et c’est suffisant, les filles vont grandir et prendre le chemin de l’école, tu as tenu plus qu’il ne le faut ta promesse. Alors, sort et amuses-toi !
– Mais c’est ce samedi !
– On fera l’anniversaire des jumelles tôt et tu iras !
– Mais je ne la connais pas !
– Tu apprendras et ça sera peut-être une très bonne amie !

 

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Le lendemain, ma fille se lève en trainant les pieds. Elle n’avait pas envie que le soir arrive pour sa sortie, mais la journée passa vite et ce fut déjà le moment de faire le gâteau pour Haya et Akane.
– Allez haut les cœurs ! se dit-elle en préparant le gâteau au chocolat, j’irai juste une petite heure et je rentrerais.
« J’espère sincèrement qu’elle restera plus longtemps » pensais-je tout en la regardant s’activer ne cuisine.

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Et comme Mariko pestait devant les fourneaux tout en pensant qu’elle allait partir bientôt, elle en oublia le gâteau qui sortit du four dans un piètre état…

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Quelques vermicelles en sucre de toutes les couleurs et quelques bougies plus tard, il fera un bon gâteau !

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Étant l’ainée des deux jumelles c’est Haya qui souffla ses bougies en première accompagnée de Mariko.
– Joyeux anniversaire ma puce, souffle et fait un vœu.
– Vœu ?
– Cela veut dire que tu dois penser à quelque chose de très fort et ça arrivera.

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Quand Akane était sur le point de souffler les siennes de bougies, elle me regarda et dit :
– Papa, Akane veut du gâteau.
– C’est ton vœu ?
– Oui.
– Et bien quelque chose me dit qu’il va vite s’exaucer !

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Et voilà déjà mes deux chipies en train de s’amuser !

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Ma petite Haya douce et très sociale ! Elle ressemble beaucoup à son papa! Ben quoi lol.

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Et ma petite Akane, boudeuse ça promet !!

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Après une partie de cache cache avec ses sœurs et la dégustation du gâteau, C’est à contre cœur que Mariko partie rejoindre son amie.

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Elle ne mit pas longtemps à comprendre que cette dernière s’était jouée d’elle, une fois sur les lieux à par la personne au bar il n’y avait personne.
« Bravo, Mariko tu t’es faite avoir gémi-elle. J’ai promis à papa de profiter de la soirée et il n’est que 18h …« 

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C’est avec un soupir à réveiller un ours en hibernation, que Mariko combla le silence des lieux 1 heure après son arrivée.
«  Décidément, cette petite reine du bal n’a aucun respect. Je vais rentrer, hors de question que j’attends davantage!« 
– Même ici elle arrive à faire tapisserie fit-une voix moqueuse que Mariko reconnaîtrait entre mille : Anna Cooper !

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Sans réfléchir un instant, Mariko va retrouver Anna et dit furieuse :
– je fais peut-être tapisserie, mais je ne te n’ai rien demandé. Moi contrairement à toi, je suis polie et quand on me demande de venir pour 18 h j’arrive à l’heure !
– Mais c’est qu’elle a du répondant la fille qui vit dans une cabane en pierre !

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 Furieuse, Mariko serre les poings pour ne pas lui refaire le portrait à cette petite prétentieuse.
– Je suis comme je suis, si ça ne te plaît pas, il ne fallait pas m’inviter ! D’ailleurs qui t’a donné mon numéro ?
– Tu sais, une jolie fille comme moi à tout ce qu’elle veut.

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« Une jolie fille, une peste oui ! qu’est-ce qu’elle n’a pas fait refaire à part sa grande langue, ça sans aucun doute c’est naturel !« 
– Tu es peut-être jolie dis Mariko sans perdre son courage, mais tu n’es qu’une peste. La beauté n’est pas éternelle et puis on se demande ce que tu as à part ta face refaite !

Devant la franchise de Mariko, le sourire d’Anna se figea sur son visage. Mais ça ne dura pas longtemps, elle retrouva vite la parole et dit amère :
– ce n’est pas beau la jalousie ! Allez je vais danser rentre chez-toi mocheté !

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Sans un mot de plus, Anna planta là Mariko et alla se dandiner sur la musique qui commençait à remplir le bar. Ce soir pas de DJ, juste un peu de musique pour une soirée que Mariko n’était pas prêt d’oublier.

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Mariko qui ne comptait pas en rester là ajouta tout de même :
– ne te crois pas tout permis, tu payeras ce que tu m’as fait Anna Cooper !
– Blabla! Parle à ma main dit-elle en ignorant complètement l’ainée des filles Hozumi.

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Puis, ne voulant pas souffrir davantage, Mariko avala sa colère et s’apprêtait à partir quand elle vit un garçon s’avancer vers eux le sourire aux lèvres.
– Annie chérie tu embêtes encore petit camarade ! Dit l’adolescent moqueur. Tu ne te feras jamais d’amis si tu es toujours aussi peste.
– Va te pendre Tyler ! grogna presque l’intéressée.

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Sans attendre une réponse, Tyler se tourna vers Mariko et dit alors :
– depuis que nous sommes venue vivre chez notre oncle, elle n’a pas une seule vraie amie à part ce trio de lèche *** qui la suit partout au lycée. Je m’appelle Tyler et cette idiote c’est ma sœur jumelle.

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Mariko resta muet devant la franchise du jeune homme, ce qui le fit rire. Il regarda l’adolescente avec un sourire moqueur et dit :
– tu sais si tu veux vraiment t’amuser en boîte ne jamais y aller à 18h c’est complètement vide à cette heure, seuls les ringards y vont très tôt.
– Et bien la ringarde va te laisser dire la brunette ayant retrouvé la parole. Espèce de crétin !

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Malheureusement pour Mariko, il est trop tôt pour qu’elle rentre sans alarmer son père. Aussi, elle par se réfugier à l’étage en attendant une heure raisonnable pour partir.
– Je n’en peux plus de ces « pètes cul » qui pense qu’au fric et à l’apparence brailla-t-elle. Je vis dans une cabane et ma main dans leur face! Mon père travaille dur, il n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche et alors !

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Prenant sa tête entre ses mains pour essayer de calmer la migraine qui commençait, la jeune fille ne remarqua pas Tyler qui venait de la rejoindre.
– Mariko c’est ça .
– Et mince tu ne peux pas rejoindre miss parfaite !

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Nullement impressionnée, Tyler prend place à côté de la jolie brunette et dit sincère :
– tu sais, je ne me moquais pas, enfin… j’aurais pu avoir plus de tact, tu n’es jamais sortie en boîte ou dans un bar ?
– Non et alors ! Je vis dans une cabane ne l’oubli pas !

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Tyler pince les lèvres et pousse un long soupir :
– ok, je suis un sombre crétin !
– Tu n’es pas aveugle au moins !
– Et toi tu n’as pas ta langue dans ta poche, tu pourrais être amie avec ma sœur.
– Sauf que moi je ne suis pas refaite !
– Oui ça se voit dit Tyler en la dévisageant de la tête aux pieds, tu ressembles à une planche à pain !

Mariko encaisse et baisse la tête, puis elle marmonne :

– Je ne t’ai rien demandé, plutôt mourir que d’être amie avec ta frangine,c’est une peste sans cervelle. Je ne suis pas riche, mais j’ai une famille qui m’aime.

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Fière de sa réplique, Mariko lança un coup d’œil en coin vers Tyler et vit que toute sa bonne humeur avait quitté son visage, se mordant la lèvre elle dit d’une voix désolée:
– excuse-moi…je…je n’aurai pas du !
– Pourquoi ? Tu as raison, tu es là plus chanceuse de nous trois, tu as un père qui t’aime et qui se démène chaque jour pour vous rendre heureuses. Nous, on a un père qui pense qu’à gagner de l’argent et une mère qui compte ses conquêtes…

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Quand bien, Mariko s’en voulu, elle n’avait pas le droit de les juger, Yato lui avait toujours appris à ne pas juger les autres.
– Je pense qu’à défaut d’être amie avec ta sœur, on pourrait être ami tous les deux .
– En voilà une bonne idée !

Tu vois Natsu, parfois il faut s’accrocher quand ça ne va pas et surtout ouvrir son cœur. Bonne ou mauvaise chaque chose à son importance, tout comme chaque moment mérite d’être vécu.

Gros bisous Yato !

 

 

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Partie 12 : un chapitre se termine.

1

De : Yato Hozumi
À : Natsuko

Objet : un anniversaire pas si joyeux…

Bien que nous allons fêter un jour spécial d’ici peu, la joie n’est pas au rendez-vous. Je fais tout pour rendre le sourire à mon ainée, mais malheureusement Candy fait tarder les choses. Et je ne veux pas être un de ces pères qui se dispute avec la mère de ses enfants. Il a fallu du temps, mais le jour du divorce arriva Ce jour-là étant absent c’est une Mariko triste qui s’active dans la maison, bien que je ne veuille pas qu’elle gâche son enfance en m’aidant.

2

Ma fille chérie passe son temps entre m’aider et faire ses devoirs. Depuis la naissance de ses soeurs, elle ne côtoie plus d’enfant de son âge. D’un côté je suis content les bêtises sont enfin finis, mis d’un autre je suis triste de la savoir seule.
Aujourd’hui, elle m’aide à récurer la salle de bain, pas facile avec les tuyaux qui ne font que fuir…

Je suis en retard comme tout le temps, j’ai du mal à gérer le travail, la maison et mon rôle de père et elle comprend ça, elle est si compréhensive…

Heureusement pour moi, j’ai trouvé quelqu’un qui garde les jumelles en mon absence. Je suis donc partie les chercher pendant que Mariko garde la maison.
Sa mère doit venir ramener les papiers du divorce.

 

3

En bonne élève, ma fille ne perd pas son temps elle se met à ses devoirs dès son retour d’école, sauf aujourd’hui quelque chose la préoccupe et quand ça lui arrive, elle arrache plus de pages à son cahier qu’elle ne finit d’exercices… Elle a bien compris que sa mère venait lui dire au revoir…

– Maman va venir me dire adieu, elle part en tournée et je ne la reverrais pas avant longtemps dit-elle à haute voix pour rendre ça plus réelle.

 

4

Elle n’a pas le temps d’en dire plus car Candy choisit ce moment pour frapper à la porte. Mariko regarde par la porte et c’est à contre cœur qu’elle répond :
– entrez !
Candy se plaque un sourire de circonstance sur le visage et se prépare à franchir la porte.

5

À peine a-t-elle franchit la porte où Candy ramasse une pile d’assiettes que ma fille n’a pas mise au lavage et elle dit d’un air dégoûté :
– je vois que le ménage n’est pas toujours fait, il exagère ton père.
– Pose les là, c’est à moi de laver la vaisselle dit Mariko sans accorder un regard à sa mère.
– Ma puce, je… Je n’ai rien dit de mal tu sais.
– C’est notre maison et on l’aime comme elle est.

6

Candy déglutit, elle ne sait pas quoi répondre quand c’est comme ça. Mariko continue ses devoirs sans relever son air triste.
– Où est ton père ? Je lui ai ramené les papiers… enfin des papiers pour…
– Le divorce, je sais je vous ai entendu parler.
– Je…
– Papa arrive, il est partie récupérer mes sœurs ajoute Mariko sans quitter son cahier des yeux.
– Je vois… Il ne peut pas s’en occuper seul.
– ça ne te regarde pas maman dit Mariko pour prendre ma défense. Il doit travailler et tous gérer seul, j’ai école et les filles ne peuvent pas rester seules.

 

7

Pour se donner une contenance Candy va se remplir un verre d’eau et reprend d’un ton neutre :
– tu sais pourquoi je suis là .
– Oui tu es venue me dire adieu dit Mariko en ravalant la boule qui se forme au fond de sa gorge.
– Je… On va se revoir, seulement…

8

Mariko qui a décidé de ne pas parler davantage se lève et emporte les assiettes pour les laver. Perdu, Candy ne sait pas ce qu’une mère ferait dans une telle situation, aussi elle garde le silence.
Puis après avoir vidé son verre, elle parle enfin :
– tu fais toujours ça ?
– J’aide mon père et ça ne regarde que nous.
– Je vois…

9

Mariko estime que la discussion prenait fin ici, se mit à laver les assiettes avec énergie. Candy la regarda faire sans oser en demander davantage, cette vie ne la regarde pas, elle a son métier et rien n’est plus important à ses yeux.

10

Mère et fille n’ayant rien à se dire, chacune partie s’occuper de son côté.
C’est ainsi que je trouvai Candy furieuse m’attendant au salon.

11

À peine ai-je franchit le seuil de la porte que je me fais agresser par une tornade blonde :
– te voilà enfin ! Voilà une demi-heure que j’attends en supportant les sautes d’humeur de ta fille !
Je grimace furieux et je réponds d’un ton sec :
– c’est ta fille aussi a ce que je sache ! J’ai fini plus tôt et me voilà.
– Et les jumelles ?
– Je les récupère après, ça ne t’aurait pas plus de les voir je me trompe .
– Non… dit Candy en perdant ses mots.

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Mais c’est de courte durée, car à peine a-t-elle posé les yeux sur le salon où elle se met en colère :
– et je peux savoir pourquoi tu t’arranges toujours pour que je parle à Mariko ce n’est pas lui rendre service ! Le mieux c’est qu’elle m’oublie d’accord !
– Et ne pas le faire c’est te rendre service . Je ne compte pas te faire cette faveur ok ! Tu as ramené les papiers du divorce .
– Ils sont prêts de la télévision !
– Bien !
– Bien !

13

C’est fou comme l’amour rend aveugle, je n’avais pas vu comment Candy était aussi égoïste… Me jetant presque dans le fauteuil, je la regarde faire les cent pas dans la pièce.
Comment j’ai pu aimer une femme avec un tel caractère, nombriliste et qui rejette toujours la faute sur les autres ?
– Une dernière chose me demande-t-elle en m’accordant enfin un regard. Est-ce que tu peux éviter de dire que nous sommes divorcé avant la fin de ma tournée ?

14

« Tournée« , »musique« , »carrière » voilà trois mots que je ne peux plus entendre sortir de sa bouche. Elle n’est plus la femme que j’aimais, je réalise que mon amour pour elle n’est plus le même.
– Et pourquoi je ferais ça ? demandais-je en la toisant du regard.
– Pense à notre fille, c’est ce genre de choses qu’elle entend dans la cour de récréation.
– Parce que tu te préoccupes d’elle maintenant ?
– S.t.p je ne te demanderais pus rien !

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D’un regard remplit de colère je réponds :
– très bien, mais sache que je fais ça pour ma fille pas pour toi !
– Bien sûr, je n’en attendais pas plus de toi, je ne veux rien de toi d’ailleurs…
– On est au moins d’accord sur ce point !

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– Puisque nous en avons terminé dit-elle en se dirigeant vers la porte de sortie, je ne te retiens pas plus longtemps.
Réfléchissant à toute vitesse, je m’approche d’elle et lui bloque le passage tout en disant :
– moi aussi j’ai mes conditions !
– lesquelles ?
– Je t’ai tout accordé, mais sache que tu n’as plus aucun droit parental sur mes filles, tu as refusé de connaître les jumelles alors ne t’avise pas à changer d’avis sauf si elles le désirent. C’est bien compris .
– Je… C’est-ce que tu veux ?
– je ne veux pas que tu utilises mes enfants pour ta carrière, je ne veux pas que tu joues tes mélodrames pour les magazines people ou quoi d’accord ? n’essaie jamais de dire que tu as des enfants d’accord! Sinon je ne répondrais plus de rien c’est bien clair !

17

Candy explosa sous le choc de mes paroles.
– Tu crois vraiment que je vais utiliser des enfants innocents pour monter dans le métier ! Mais pour qui me prends-tu ? Je ne suis pas une garce à ce que je sache !
– Tu as choisi et tu as perdu dis-je sans ajouter un mot de plus sans animosité dans la voix.

18

Puis ne pouvant plus me retenir davantage, je dis avec colère :
– jamais nous n’aurions dû nous marier, je suis soulagé d’en finir, tu n’es pas la femme que tu prétendais être. Tu es égoïste, nombriliste et sans cœur. Tu as osé me mettre un ultimatum pour les bébés, mais si tu réfléchis bien on est deux à faire un enfant. J’ai juste voulu les garder, tu aurais pu rester là, j’aurais tout accepté. Au lieu de ça, tu as préféré partir, tu en veux toujours plus sans te préoccuper des conséquences.
– Yato tu es injuste !
-Avec le temps, tu verras que j’avais raison. Je t’ai aimé, mais c’est fini.

19

( lieu communautaire sims 4 sans CC par Pan220212 pour le télécharger c’est ici )

Le jour suivant, je prends un jour de congé pour passer un moment avec Les Filles. Mais surtout pour le moment tant attendu du soir venue : l’anniversaire de Mariko. J’ai décidé de le fêter entre nous à YO-HO MATELOT un lieu magique pour les petits et les grands.

20

Bien que nous devrions tous être heureux, la joie n’est pas dans nos cœurs. Je fais au mieux pour le cacher aux enfants, mais la fin de mon mariage m’a brisé le cœur, même si je sais que c’est mieux pour tout le monde. Je sais que je ne pourrais plus jamais tomber amoureux, mais filles resteront ma priorité.

21

Heureusement, mes filles m’occupent beaucoup et l’anniversaire de Mariko m’empêche de sombrer.
Je me reprends vite et je file préparer un gâteau pour ma princesse qui va grandir aujourd’hui.
– Tu n’étais pas obligé dit-une petite voix derrière moi. Je ne voulais pas m’amuser, en plus je n’ai pas d’amis.

22

Entendant la tristesse dans la voix de Mariko, je me tourne vers elle et je la trouve assise tristement dans le canapé coloré à côté de la porte.
– Ma chérie, je voulais te faire la surprise, trop tard tu sais que je prépare ton gâteau préféré !
– Je ne voulais pas fêter mon anniversaire dit-elle d’une petite voix, sans maman ni personne à inviter ce n’est pas vraiment la fête.
– Je suis là dis-je avec douceur, je suis à la fois un père, une mère un ami. Jamais je ne te laisserai. Tu es mon amour, mon trésor ne l’oublie jamais. On va manger un bon gâteau au chocolat et on jouera avec tes sœurs d’accord .
– Oui papa !

23

Même si elle en avait pas vraiment envie, on alla dans la salle réservé pour son anniversaire pour manger le gâteau. Entre-temps les jumelles se sont endormis dans le dortoir mit à disposition des jeunes enfants. C’est donc en tête à tête que Mariko va souffler ses bougies.
– Je t’avais dit que ce n’était pas drôle dit-elle bougonne.
– Je m’excuse ma puce…

24

Ne voulant pas me contrarier, elle haussa les épaules et s’approcha du gâteau.

25

C’est avec un grand sourire que je dis d’une voix remplit de tendresse :
– ma princesse, tu vas devenir une belle jeune fille. Je suis navrée du mal que j’ai pu te faire en me séparant de ta mère. Sache que je t’aime et je t’aimerai toujours, même à 15, 30 ou 50 ans tu seras toujours mon bébé. Je suis fière d’être on papa !
– Merci papa je t’aime fort !

26

En une poussière d’étoiles, ma belle Mariko devint une merveilleuse adolescente et c’est avec joie qu’elle enfila directement sa jolie tenue d’anniversaire.
– Tu es belle ma fille !
– Merci papounet dit-elle timide.

27

C’est dans la joie et les rires que Mariko et moi prîmes chacune des jumelles pour jouer. dans cette magnifique aire de jeux.
– Allez Haya on va glisser au joli toboggan .
– Non… Haya veut pas…peur !
– Papa est là, tu ne risques rien mon bébé !
– Haya par bébé ! Haya glissée grande !

28

Akane plus courageuse était assise avec confiance.
– Attention Akane, prend ton temps et faite attention fit Mariko en grande sœur responsable.
– Akane vite glisser !
– Non doucement !
– Non vite !
– Akane !

29

D’un air ravi, je regardais Mariko oublier sa solitude en jouant les grandes soeurs, elle fera sûrement une bonne mère plus tard !
– Allez tout doucement ma chérie.
– Non vite !
– Doucement et après on ira vite à deux dans la piscine à balle d’accord ?
– Oui !!

30

– Haya tu fais comme Akane et papa iront avec toi dans le tunnel jouer aux pirates d’accord ?
– Cache ?
– Oui on jouera à cache promis-je pour convaincre ma fille d’affronter ses peurs.

31

– il n’en faut pas plus à ma petite peureuse pour se laisser convaincre, elle glissa avec assurance et je la rattrapa avec joie. 

– Bravo tu es une grande fille !

32

– Et vous, vous êtes un bon père me dit une animatrice du parc. Pas beaucoup de papa jouerai ainsi avec leur petite fille sans se décourager.

– Euh.. merci.

33

– je vous aurai bien laissés encore jouer étant donné que c’est l’anniversaire de votre fille, mais il se fait tard nous allons fermer.
– Bien, je comprends je vais chercher mes deux filles et nous partons.
– Vous avez trois enfants ? demanda-t-elle surprise. Et leur maman elle est là aussi ?
– Non et ça ne vous regarde pas dis-je sous le coup de la colère.

34

Mariko qui avait assisté à la scène me regarda avec tristesse. Je ne pouvais tout de même pas parler de ma vie à la première inconnue qui passe, les femmes que des mêle tout !!

36

Mariko s’avança vers moi et dit avec douceur :
– papa, toutes les femmes n’est pas comme maman tu sais.
– Je n’aime que mes princesses dis-je, désolé de te décevoir, mais je ne supporte plus les femmes autres que mes filles.
Mariko se jeta dans mes bras et dit alors :
– je t’aime papounet, merci pour ce merveilleux anniversaire. Merci de m’avoir montré que je ne suis pas seule, je t’ai toi et mes sœurs.

37

Je l’enlaça plus fort et répondis touché :
– je t’aime ma princesse, tu es ma petite femme à moi et tu fais de moi un papa comblé.

38

– Je serais toujours là pour toi et mes sœurs promit-elle en me regardant avec sincérité, je serais comme une maman pour les jumelles, elles ne manqueront de rien, je te le promets !

39

Et Mariko tenue se promesse en me le démontrant chaque jours, elle était là pour le bain, pour les repas… J’avais un peu honte de profiter ainsi d’elle, mais on étaient tous tellement plus heureux.

40

Mais je ne comptait pas profiter ainsi de sa jeunesse, elle n’avait pas eu d’enfance et je ne voulais pas lui voler son adolescence. Comment être triste quand on a trois princesses ? Je suis un homme et un papa comblé ma Natsu c’est sur se bonheur naissant de nouveau dans mon coeur que je te laisse.

Ton Yato qui t’aime.

ps : Je ne me fait pas si jeune la vieillesse arrive et je vais devoir choisir mon héritière. As-tu du mal comme moi à choisir ?

Chapitre 3

1

Tess :

Aussitôt dit aussitôt fait, Molly entre dans ma chambre pour faire son travail de domestique, devant ma mine paniquée. Heureusement, elle ne remarque rien et je l’écoute me faire la discussion pendant que je le cherche des yeux.

2

– Je n’en ai pas pour longtemps mademoiselle Tess dit-elle avec douceur tout en passant un doigt espère sur les meubles et en lançant ce même regard circulaire qui cherche les poussières et tout désordre apparent.
Puis, elle se dirige vers la salle de bain et commence à nettoyer le lavabo.

3

Elle se dirige ensuite vers les toilettes et commence à les laver avec acharnement bien qu’il soit toujours propre. Je suis soulagée que l’inconnu est pensé à rabattre la lunette…

– Vous êtes bien plus ordonnée que Monsieur Farell ajouta-t-elle en regardant ici et là sans apercevoir la moindre chose qui traine pas même le bel inconnu qui s’est littéralement volatilisé.

 

4

– Vous voyez ne n’est pas la peine de nettoyer aujourd’hui ! dis-je paniquée à l’idée qu’elle le trouve caché au fond de la baignoire ou dans le fond de la salle de bain.
– Je vais prendre le linge qui est à lavé dit-elle ne se dirigeant d’un pas assurée vers la panière à linge salle.
– ça va aller dis-je avec une voix de plus en plus angoissée.

5

Molly finit le tour de ma chambre, mais pas une trace du bel inconnu. Heureusement pour moi, il ne porte pas grand-chose sur le dos et je ne voudrais pas que ma domestique s’imagine quoique se soit. On sait comment vont les ragots dans cette ville…

– Je n’ai plus rien à faire dans votre chambre Mademoiselle, je vous soupçonne se faire le ménage dit-elle d’un ton contrarié. Je suis là pour vous, ne l’oubliez pas ! Monsieur votre père…
– Ne sera pas content la coupais-je avec agacement. Je ne salis pas pour la simple raison, que je ne sors pas dis-je en essayant de retrouver mon calme.

 

6

Je pousse un long soupir de soulagement une fois que Molly quitte ma chambre et je me laisse glisser le long de la porte.

– J’ai eu chaud ! Je ne sais pas ce qu’elle aurait dit si…
Me rappelant soudainement que l’inconnu n’était plus dans la chambre, je bondis sur mes pieds et je regarde les lieux perplexes.

« Comment a-t-il fait pour quitter la chambre aussi vite ? pensais-je. À moins que ce ne soit un ninja ou un magicien, je ne vois pas comment il a fait.« 

 

7

Je parcours la chambre comme l’avait fait ma domestique avant moi et là je le vois devant la porte de mon dressing, dans une pose nonchalante, il attend comme si l’évènement qui venait de se passer n’avait pas eu lieu.

– Tu étais là ! m’exclamais-je ni croyant par mes yeux.
– Ouais dit-il avec un faible sourire sur son visage. J’ai pu me glisser dans le dressing derrière tous ces vêtements ajouta-t-il avec un air de dégoût.

 

8

– Désolé que ça ne plaît pas à Sa Majesté ! Dis-je en le toisant du regard, je fais ce que je peux pour aider un parfait inconnu alors…
– C’est bon ! explosa-t-il je ne te n’ai rien demandé ! Je peux gérer seul ma vie, contrairement à d’autres qui se font assister !
– Je n’ai rien demandé dis-je vexé, je ne peux pas aller contre les décisions de mon père… Ou plutôt… Oh et puis zut ça ne te regarde pas dis-je énervée.

 

9

Hors de lui, l’inconnu s’apprête à quitter la chambre, sans savoir pourquoi je me dépêche de le rattraper et je le retiens par le bras.

 

10

Il me regarde sans comprendre, je ne sais pas pourquoi j’ai tant besoin de l’aider, je me sens vivante, pour lui je sais que je ferais tout, c’est comme une évidence, je sais que je dois l’aider. Il me fait me sentir moi-même, il n’y a pas de faux-semblant, je ne dois pas contrôler ce que je dis ou je fais, avec lui je suis moi.

– Je vais vous aider, S.v.p ! Dis-je les yeux implorants.

– d’accord, mais on se tutoie, tantôt tu jongle entre le « vous » et le « tu » ça m’énerve !

11

Deux jours sont passés depuis qu’il est là, et je ne sais toujours pas son prénom, lui-même ne le sait pas. Il ne sait rien de sa vie et j’avoue que je l’envie, il y a bien des fois où j’aimerais tous oublier.

Oublier ma santé fragile, ma famille, ma solitude… Cela serait aussi simple de tout recommencer.
Les nuits ils les passent dans ma chambre et moi dans celle de Farell, faut dire que mon frère et comme mon père : absent.

– Non ! Laissez-moi !!

 

12

Les cris me réveillent, ses cris. C’est comme ça la nuit, il se réveille paniqué tel un enfant qui fait des cauchemars. Sauf que lui, il ne se souvient de rien à son réveil.

 

13

Instinctivement, je me sors du lit encore chaud de mon frère, sans prendre la peine de m’habiller, je dois aller le réveiller avant qu’il n’alerte le voisinage.

 

14

– Je ne veux pas dit-il en se réveillant au même instant que je franchis le pas de la porte.
Il est en transpiration, sa respiration est saccadée, il fait peine à voir, il a l’air si vulnérable.

 

15

Je reste là figée au pied de la porte de ma chambre et je le regarde sans trop savoir quoi faire. Ce n’est pas genre de ne pas savoir quoi faire, mais là je suis perdu.

– ce n’est qu’un rêve dis-je avec une voix que j’espérais douce. Je suis là, tu n’es pas seul.

 

16

Il cligne des yeux pour s’habituer à la lumière de la chambre et dit enfin au bout d’un instant qui me parut une éternité :
– Merci, je… Désolé si je t’ai réveillé.
– Je ne dormais pas vraiment dis-je pour le rassurer.

Il se prend la tête entre les mains, l’air perdu, il semble essayé de se souvenir de quelque chose sans parvenir à y arriver.

17

Timidement, je prends place à côté de lui sur le lit, je sais que ma tenue pourrais lui laisser croire que je suis une fille facile ou je ne sais quoi,mais curieusement avec lui je n’ai pas peur. Peut-être parce qu’il ne sait plus rien de sa vie, où parce qu’il vient de faire un rêve atroce, mais dans tout les cas, il n’est pas comme les copains de mon frère ou ceux qui viennent lors des fêtes, il ne me complimente pas pour avoir mes faveurs ou celle de mon pères. Pour lui je suis qu’une fille parmi tant d’autres.

Sans aucune raison, je lui prend la main et dit d’une voix rassurante :
– Je vais trouver un endroit où tu seras en sécurité dis-je timidement.

 

18

– Tu veux que je quitte la maison, tu m’as pourtant supplié de rester dit-il amusé de me voir si embarrassée à peine ai-je prononcé ces quelques mots.
– Mon frère rentré dans la matinée dis-je, je ne vais pas pouvoir te cacher éternellement dans mon dressing.
– d’accord dit-il sans protester.

Peut-être parce que ses cauchemars lui font mal, ou alors il a compris que je suis de son côté, mieux qu’il ne pourra rien faire seul.

 

19

Un silence s’installe entre nous, je ne sais pas quoi dire d’autre, je ne suis pas habituer aux gens, je suis solitaire, lui aussi je pense enfin d’après son regard perdu.
– Je vais essayer de dormir un peu dit-il enfin, tu devrais en faire autant.
– D’accord dis-je mal à l’aise en me levant et me dirigeant vers la porte.
– Attends! Tu peux rester dit-il sans oser affronter mon regard surpris.
– Oui, je resterais jusqu’à ce que tu dormes.
– Merci.

20

Après une nuit agitée ou plutôt quelques heures de sommeil, je me réveille et je me prépare au retour de mon frère.

Je dois montrer que je suis en forme et que rien de nouveau n’est arrivé, il se ferait un plaisir de tout dire à notre père.

21

Après avoir fait le lit, je regarde que rien ne traîne dans la chambre de Farell, je vais m’habiller avant qu’il n’arrive, il n’aime pas attendre.

Je déteste quand papa envoie Farell voir si je vais bien, comme si c’était nécessaire, il déteste ça, il me déteste, je l’ai bien compris depuis longtemps.

22

Consultant l’heure sur mon téléphone portable, je décide de l’attendre sur la terrasse Je sais qu’il ne va pas tarder, mon frère est toujours à l’heure quand il veut vite finir une corvée que mon père lui a demandé de faire. Je suis une corvée, je suis la chose qu’il déteste le plus, il ne peut pas me voir et la réciproque est vrai. J’aime mon frère, mais je n’aime pas l’homme qu’il est devenu.

– Il me fait peur parfois dis-je à voix haute comme pour chasser cette réalité de mon esprit. Son regard qu’il plonge dans le vôtre comme pour vous sonder l’esprit, j’ai toujours détesté sa façon d’insister pour avoir le dernier mot, son air de supériorité qui se donne face aux gens de classe moyenne. À croire que l’argent et le pouvoir c’est tout ce qui lui importe.
Farell est un homme étrange, lui et moi on est comme le jour et la nuit.

– Tess je suis là !

« Voilà le moment suis venue d’affronter ton démon de frère me dis-je en poussant un long soupir pour me donner du courage« 

 

23

Ne voulant pas le faire patienter trop longtemps, je descends le rejoindre et je tombe nez-a- nez avec mon frère ainé qui me regarde d’un air étrange.
– qu’est-ce que tu faisais à l’étage? Me demanda-t-il d’une voix remplie de reproche.
– J’ai dormi dans ta chambre dis-je parce que je sais qu’il n’aime pas ça. Je n’arrivais pas à dormir dans mon lit mentis-je aussitôt avant qui ne se demande pourquoi je n’ai pas dormi dans ma propre chambre.
– Ce n’est pas comme si j’utilisais ce lit dit-il sans la moindre animosité dans sa voix.

« Tient c’est étrange, ce calme de présage rien de bon. Pensais-je en dansant d’un pied sur l’autre nerveuse« 

24

Après quelques instants à se regarder sans trop savoir quoi me dire, je propose à mon frère de prendre un café au salon. Je ne sais pas combien de temps il va rester là, mais je n’ai qu’une hâte qu’il quitte les lieux. Je dispose donc café, brioche sur un plateau et je lui apporte le tout.

– Voilà du café et des brioches toutes chaudes dis-je d’un ton faussement joyeux.

 

 

25

Farell regarde le plateau et se sert un café dans lequel il met 4 sucres, il adore le sucré, enfant il ne pouvait s’empêcher d’avoir toujours des friandises dans les poches.
– Depuis quand tu es notre bonne à tout faire dite-il sèchement après avoir but une gorgée de son breuvage.

26

– J’ai donné congé à Molly, elle ne fait que passer son temps à chercher de la poussière et comme personne vie ici à part moi, elle a vite fait le tour.
– Quand comprendras-tu qu’il y a une place pour chacun ?
– Pardon ?
– Ne t’attache pas à cette boniche dit-il furieux, elle est remplaçable tout l’est quand on a de l’argent.
– Tu es venu pour me faire des reproches ou pour faire le travail que notre père t’a confié sifflais-je entre mes dents.

Je ne supporte pas son air de supériorité, les domestiques restent des êtres humains ! Rien que de l’entendre ça me rend triste, les gens comme lui ne devraient pas exister !

27

– Ma pauvre, tu n’es vraiment pas faites pour être dans cette famille !
– Pourtant je ressemble à maman dis-je en le toisant du regard.
– Oui tu es bête et faible comme elle ! Et résultat, elle est morte !

« Moi qui le trouvé bien trop calme, je me suis bien trompé pestais-je intérieurement. Calme toi Tess, tu as quelque chose à lui demander, gagne sa confiance !« 

 

28

Comptant mentalement jusqu’à trois, je plaque un sourire de circonstance sur mon visage et répondis :
– tu as raison grand frère… Je vais suivre tes bons conseils. Excuse-moi la fatigue me fait faire n’importe quoi. Je dirais à papa que tu as su me montrer l’exemple à suivre.

Surpris que je n’insiste pas Farell se racle la gorge et dit alors :
– tu vois, quand tu veux ! Bon à part ça est-ce que tu vas bien ?
– Oui mon nouveau traitement m’aide beaucoup. Et toi ? Le travail ?
– ça va, je fais au mieux pour la campagne de père, je dois je rejoindre demain pour régler deux trois détails, ce n’est pas rien de vouloir devenir gouverneur.
– Que ferait papa sans toi dis-je d’un ton mielleux.
– Tu es la seule à voir tous ce que je fais dit-il de nouveau calme.

 

29

On parle de tout et de rien, pas que ça me fasse plaisir, mais je dois endormir sa méfiance. Il est bien le fils de notre père, il calcule toujours tout.

Quand je vois que mon but est atteint, je demande enfin :
– dis-moi, tu te souviens de la cabane où je jouais quand père et toi chassiez ?

 

30

– Oui évidemment, plus personne n’y a mis les pieds depuis que la chasse a été interdite par père pour son programme électoral.
– Elle existe toujours .
– Oui pourquoi ?
– Je… J’aimerais y aller un jour… Enfin si père veut me laisser sortir un peu. Tu m’y accompagnerais ?
– Oui dit-il sans même penser ce qu’il dit. Il ne me dit pas non si ça peut décevoir notre père.
– Merci, j’adorais qu’on y aille ensemble, on pourrait faire un pique-nique ?
– Euh… Oui, pourquoi pas.

 

31

Après avoir parlé quelques minutes de choses et d’autres, mon frère annonce son départ.
– Bon je vais y aller. Je dirais à père que tout va bien.
– Oui, pars tranquilles avec Molly je ne ferais rien, une vraie nounou.
– En même temps elle est payée et qu’elle n’oublie pas la chance qu’elle a de travailler pour les Morrety !
– Oui dis-je en grimaçant ravi qu’il ne pouvait pas voir la tête que je fais comme il était de dos.

 

32

Après le départ de mon frère, L’inconnu et moi, on a enfin pu sortir de la maison. J’avais peur que Molly ne vienne, j’ai donc joué la carte de la prudence et j’ai attendu la tombée de la nuit.

33

Mon bel amnésique et moi sommes partie en direction de la cabane de chasseur de mon enfance. Par chance, il sait conduire du moins il s’en souvient et on a donc pris la voiture que père laisse à Molly pour faire son marché. Et nous voilà non loin de la cabane.

– Alors dit-il ça va . Pas trop fatigué me demande-t-il en marchand devant moi.
– ça va, je peux le faire.
– Tu es malade d’après ce que j’ai compris ajouta-t-il pour faire la conversation.
– Mon coeur ne s’arrêtera pas ce-soir plaisantais-je.

34

On continua de marcher un moment, malheureusement je le retardais et je n’aimais pas ça. Mais curieusement, il ne se plaignait pas comme père ou Farell. Il se contentait de marcher pour écarter de mon chemin les branches ou les pierres.
– Je prends une pause dis-je à bout de souffle.
– Ok ça tombe bien, je commence à fatiguer.

Je savais qu’il mentait, mais curieusement cela me faisait plaisir.

35

– S’il ne faisait pas nuit ça serait bien de se promener en forêt.
– J’adorais faire des randonnée si j’avais la santé qu’il faut dis-je.
– Tu as toujours eu ses problèmes de santé ? demanda-t-il curieux.
– oui, on m’a fait une greffe, mais je suis toujours malade… Les médecins disent que mon corps a trop souffert, mais avec les médicaments, je peux vivre normalement, si je ne font pas de folies dis-je en me forçant à rire.
– Je vois… Et ton père t’enferme dans son tour doré ?
– C’est un peu ça, maman est morte et…
– Bon on y retourne . Demanda-t-il s’entend que la conversation devenait gênante pour moi.

 

36

Après dix bonnes minutes de marche, on arrive devant la cabane de mon enfance.

37

– Nous y voilà dit-il en poussant un long soupire de soulagement.
– Ce n’est pas grand dis-je, mais ici tu seras tranquille le temps que tous s’arrangent pour toi. Je t’apporterais tous ce qu’il te faut.
– ça ira dit-il avec un air satisfait.

38

Soudain, le bruit de pas qui marche sur une branche me fit sursauter.
– Tu as entendu !
– rentre dans la maison dit-il méfiant.
– Mais…
– Maintenant ! insista-t-il.

39

Malgré l’interdiction du jeune homme, je le suis pendant qu’il fait le tour de la maison.

Et là sous mes yeux je vois un homme à la peau mate, il est tatoué, et ressemble à ces rebelles qui se promènent dans les bas quartiers des grandes villes: regard vide, une expression à vous glacer le sang, une odeur de cigarette et de bière comme parfum…

40

Je regrette de ne pas avoir suivi le conseil de l’inconnu.

« Que va-t-il nous faire ? « 

 

 

Partie 11 : un choix difficile.

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De : Yato Hozumi
À : Natsuko

Objet : un choix difficile.

Ma chère Natsuko, le temps passe si vite que je ne me rends même pas compte que ça fait un long moment que je n’ai pas vu Mariko sourire. En même temps elle est dans une période ou elle fait beaucoup de bêtises et si je veux qu’elle devienne une bonne fille, je me dois d’être ferme quand il le faut.

Alors pour la voir sourire, ou pour communiquer avec elle, je lui laisse souvent des mots sur le tableau des activités ménagère et familiale.

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Ce petit geste tout simple nous permet d’améliorer nos liens familiaux quand l’un de nous n’est pas là ne serait-ce à cause de l’école ou du travail.

Même quand ma petite chipie de fille est un peu râleuse, j’arrive toujours à lui rendre son sourire. Bien que parfois, elle me fait la tête durant des jours comme je dois la punir à cause de ses bêtises.

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Parfois, la petite demoiselle me boude malgré tout et ce n’est pas toujours évident, mais je dois être ferme, j’ai deux autres filles à éduquer et je dois donner l’exemple.

 » désolé Mariko, mais tu comprendras que papa fait ça pour ton bien« .

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Ma fille a donc pris l’habitude de s’isoler quand elle est fâchée, elle joue les apprentis docteur la peluche avec son doudou préféré. Je passe parfois devant sa chambre et je l’écoute parler à son ourson « Mr bobos« . Et j’avoue que parfois c’est dur de l’entendre lui ouvrir son cœur.

– Je sais que tu as mal au cœur Mr bobos, ta maman est partie et elle ne reviendra pas. Mais tu n’es pas seul, il reste « super papa« . Aujourd’hui, je vais vous soigner, il faut être en forme pour devenir grand.

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J’ai souvent envie d’intervenir, mais je sas que c’est un moyen pour elle d’évacuer son chagrin, alors je l’écoute sagement tout en jetant un œil sur les jumelles.
– Oh tes yeux sont secs « Mr bobo » pourtant tu as envie de pleurer, je sais que ton cœur se serre, mais les larmes ne coulent pas…

«  Tu dois pleurer si tu es triste Mariko, papa sera là pour toi. »

 

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Mariko prend son second ourson identique à « Mr bobo » c’est « super papa« , je lui ai offert cet ours le même jour que Candy, elle a voulu les garder tous les deux en disant qu’il n’était pas pareil que ce fût le papa et le fils. Elle le pose près d’elle et continue d’examiner son patient en disant avec gentillesse :

– « super papa » est là, on a fini d’écouter ton petit coeur et tu auras le droit à un gros câlin.
Elle l’écoute avec un air expert et dit avec assurance :
– ne t’inquiète pas « Super papa« , « Mr bobo » va bien il lui faut juste du temps pour que son petit coeur se recolle, comme il est en mille morceaux. Il t’aimera toujours hein, c’est juste qu’il est triste et en colère, il s’en veut et il se sent coupable.

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Même si je pédiatre dit qu’il faut du temps et la laisser venir vers moi et surtout ne pas la brusquer, j’ai du mal à la laisser être triste alors après une longue journée je décide de faire un pas vers elle. Je veux qu’elle sache que je suis là si besoin
Et bien sûr en bonne élève je la trouve en train de faire ses devoirs.

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Je prends place près d’elle et je dis d’un air penaud :
– ah tu travailles déjà sur ton projet scolaire !
– Oui… Monsieur dit qu’il faut apprendre à s’avancer dans le travail pour le collège…
– Tu as encore le temps !
– Je dois vite grandir et savoir tout faire seule répond ma fille d’un air déterminé.
– Alors tu ne veux pas que je t’aide ? demandais-je amusé.

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Ma fille réfléchit un moment d’un air borné et puis oubliant d’être têtue pour une fois, elle me regarde et joins les mains tout en suppliant :
– Papa s’il te plaît tu peux m’aider ?
– Tu es sûres ? Tu as dit que tu voulais tout faire seule dis-je en me retenant de rire.
– Oui, ce n’est pas drôle de rester seul.

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Je souris à Mariko et je dis tendrement :
– on va faire le plus beau projet scolaire que l’école n’a encore jamais vu.
– Vrai de vrai dit-elle en tapant dans ses mains en sautant de joie.
Comme quoi parfois il nous faut trois fois rien pour retrouver le sourire et la joie de vivre.

Même si on a perdu ce qui compte le plus, il nous reste toujours ce petit quelque chose qui nous aide à surmonter n’importe quelle épreuve. Et pour mes enfants je ferais tout et mènerais à bout ce legacy, après tout sans Candy je n’aurais pas de famille je lui dois beaucoup.

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Même si c’est dur pour chacun, un pas après l’autre Mariko, Akina, Haya et moi continuons de vivre au jour le jour. Ma fille ainée m’aide maintenant dans les tâches ménagères.

Bien que j’ai l’impression de lui voler son enfance, elle se sent plus épanouie d’aider et je pense que ce n’est pas plus mal de lui apprendre certaines choses pour quand elle sera grande.

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Sinon, j’essaie de passer le plus de temps possible avec Mariko et ça l’aide à être moins triste, nous déjeunons souvent ensemble avant l’école devant un épisode de « docteur la papuche ».

Ma fille plus tard veut-être vétérinaire si seulement c’était possible… Bien que sache que son cœur est toujours rempli de tristesse, je ne la force pas à s’ouvrir à moi, le temps fera le reste.

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On parle de tous : ses amis, l’école, mais pas de sa mère.
Elle là comme rayé de sa mémoire, mit dans un coin de sa tête et je ne trouve pas sa normal du tout.

Je ne veux pas qu’elle soit triste et en même temps je veux que ma fille passe à la prochaine étape de sa vie en étant bien dans son corps et dans sa tête.
Alors un matin, je lui demande enfin :
– Mariko, tu penses à maman parfois .
– Je… je dois manger vite pour aller en classe me dit-elle pour trouver un moyen d’échapper à cette conversation.
– Tu sais ma chérie, ce n’est pas toi que maman à quitté c’est papa et on reste une famille quoi qu’il arrive dis-je avec tendresse. Tu as le droit d’aimer maman, tu peux aussi lui en vouloir. Mais quoi qu’il arrive sache qu’elle t’aime toujours.

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Mariko a fuit mon regard et a dit d’une petite voix :

– Maman n’aime qu’elle-même, elle n’a pas pensé à nous.
Que répondre a ça ? Je ne sais pas même si parfois je pense comme elle.

– Tu te trompes dis-je au bout d’un moment, maman a vécu des choses pas drôle dans sa vie et elle a besoin de penser un peu à elle. Mais elle t’aime comme je t’aime, on t’aime très fort !

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Ma fille mange une bouchée de ses pancakes sans relever ma phrase et tout en pinçant les lèvres, elle avale et dit amère :
– Peut-être que toi elle t’aime, mais moi j’en doute. Une maman ne doit-elle pas penser à ses enfants avant tout ?
– Je…
– Je vais me changer, le car va passer bonne journée !

Voilà comment la discussion se termine toujours quand on parle de sa mère : Mariko fuit.

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Bien sûr, je me devais de faire quelque chose. J’avais trop attendu, notre précédente discussion n’avait rien arrangé avec Candy, je devais avancer même si ça me faisait mal de l’admettre Mariko à raison, Candy avait fait ses choix et je dois faire les miens.

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Encore une fois je « convoque » Candy, on doit régler certaines choses et surtout elle doit parler à Mariko. Bien qu’elle ait un emploi du temps très serré, j’exige qu’elle vienne. Elle n’a pas le choix et elle le sait donc elle vient me rendre visite un peu avant la venue de notre fille ainée.

– Je n’ai pas beaucoup de temps me dit-elle en venant me rejoindre au jardin.
– On prendra le temps qu’il faut insistais-je en haussant le ton.

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Candy fait un effort surhumain pour rester digne et ne pas s’emporter, elle fait toujours ça quand elle sait qu’elle a tort.

– Bien, s’il le faut. Mais n’oublie pas que je ne veux pas voir les jumelles. Je veux bien être là pour parler à Mariko, mais ça en reste là.
– Bien entrons dis-je en laissant mon jardinage de côté de toute façon je n’ai jamais eu la main verte.

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Mais nous n’avons même pas le temps que ma fille arrive en courant toute souriante :

– maman ! maman !

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J’ai le temps de l’intercepter avant qu’elle court rejoindre sa mère qui est entré dans la maison.
– Mariko, ta mère n’est là que pour venir régler certaines choses avec moi. Elle ne va pas rester longtemps, alors ne te font pas de fausses idées.
– Mais papa…
– Chérie, je dois parler de choses de grand avec maman, promet moi de veiller sur tes sœurs et faire tes devoirs en attendant.

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– mais papa ! Pour une fois que maman est là !
– Elle ne va pas rester longtemps dis-je pour ne pas lui donner de faux espoirs.
– Je…
– Je lui dirais de venir te voir dans ta chambre d’accord ?
– Oui! d’accord, je vais tout ranger et lui faire un beau dessin !

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Ma fille n’a pas été longue à convaincre et cela m’arrange, je dois aborder des sujets importants avec sa mère qu’un enfant ne doit pas entendre.
Une fois à l’intérieur de la maison qui fut autrefois la nôtre, je rejoins Candy au salon. Elle regarde ici est là surprise sans oser dire un mot.

– La maison à un peu changer, je l’agrandis comme je peux, je peux t’assurer que les filles ne manquent de rien.
– Je vois dit-elle simplement.

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Très vite on n’a plus rien à se dire comme si nous étions deux étrangers, en même temps je la comprends je vis entre deux biberons et une paire de couches et elle, elle vit de sa passion pour la musique. Mais en même temps ce sont nos enfants !

– Tu penses aux filles dis-je avec un ton de reproche.
– Tu voulais que je vienne pour me faire des reproches demande-t-elle en me regardant d’un air contrarié.
– Non dis-je en essayant de rester calme, on doit parler de certaines choses notamment de Mariko qui ne va pas bien en ce moment.

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Je ne peux m’empêcher de détaillé Candy de la tête au pied, elle a changé, elle fait plus femme, elle est plus sexy.
– Tu as changé dis-je ne cachant pas mon ton admiratif.

Elle rougit mais ne dit rien puis au bout d’un moment qui semble une éternité, elle dit enfin :
– J’ai cru comprendre que Mariko ne va pas bien dit ma femme en se levant brusquement du fauteuil quand je m’approche d’elle. Je veux bien lui parler, mais je ne pourrais pas faire grand chose. Tu sais qu’on doit prendre certaines décisions, je t’ai laissé faire comme tu le souhaite, mais…
– Mais quoi ! demandais-je piqué à vif.

– On dois divorcer dit-elle d’un calme olympien.

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Je suis sous le choc, c’est comme si je manquais d’air, je ne sais pas quoi répondre, les mots restent coincer au fond de ma gorge.
– Tu veux divorcer ?
– Je ne vais pas t’empêcher de continuer ta vie dit-elle toujours aussi calme et puis pour ma carrière…

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Il ne m’en faut pas plus pour réagir, je ravale la boule qui se forme au fond de ma gorge et je dis simplement :

– très bien si c’est-ce que tu veux. Mais parle à Mariko, dit lui que tu ne veux plus la voir.
– Quoi !
– Je ne veux pas que ma fille se sente coupable pour une chose qu’elle n’a pas faite tu entends ! Tu lui dis ce que tu veux, mais ne lui donne pas de faux espoirs. Avant tu voulais plus de liberté pour ton travail car ce n’est qu’un travail ! Et maintenant, tu veux le divorce tu auras ce que tu veux, mais pas sans une part de vérité !
– Très bien… je vais dans sa chambre.
– Parfait ! Je vous laisse vingt minutes après on préviendra notre avocat pour le divorce et la garde exclusive de mes filles !

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Voilà comment notre histoire d’amour allait finir. Je sais que ce n’est pas bien d’écouter aux portes, mais je suis resté collé à la porte de peur que Mariko ne souffre.
D’après la voix de sa mère, le début de leur conversation avait du mal à commencer. La voix de Candy tremble, et j’entends bien qu’elle cherche ses mots :
– bonjour … ma chérie… Mariko. C’était comment l’école ?
– …
– Je sais qu’on ne s’est pas vu depuis longtemps, mais j’avais beaucoup à faire et… Tu fais quoi .
– Un dessin pour papa mentit ma fille, elle était censée en faire un pour sa mère.
– Tu viens me faire un câlin ? demanda sa mère d’une voix douce.

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Il n’en faut pas plus à ma fille pour aller vers sa mère, en même temps elle lui manque tellement.
Elle lui saute dans les bras et lui fait un gros câlin, je me sens jaloux d’un coup. Je sais que c’est mal, mais elle a droit à un câlin si vite, alors que moi je marche constamment sur des œufs.

– Tu as grandi dit Candy d’une voix émue.

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 » Tu l’aurais remarqué si tu venais plus souvent » dis-je pour moi-même.

– Mariko, on doit parler toute les deux dit Candy d’une voix à peine audible. Papa et moi, on pense que tu es assez grande pour savoir certaines choses.
– Tu n’es pas venu m’annoncer de bonnes nouvelles dit ma fille d’une toute petite voix remplie de tristesse.

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Candy prend place sur le petit lit, je l’entends se laisser tomber littéralement dessus, elle est lasse, elle sait que ce n’est pas facile, mais elle n’a pas le choix, elle doit parler à notre fille.

– Mariko, j’ai cru comprendre que tu fais pas mal de bêtises en ce moment
– Et alors dit là concernée d’un ton boudeur. Ce n’est pas comme si tu te sentais concernée.
– Tu te trompes affirma sa mère, je pense que c’est mal d’en vouloir à ton père car il n’a rien fait. Je suis la seule coupable, ton père aurait voulu que nous soyons tous les cinq, mais ça n’arrivera pas.

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– Mais pourquoi ! cria Mariko hors d’elle.
– Je suis désolé ma puce, je t’aime très fort, je t’aimerais toujours. Mais ton papa et moi, on ne vivra plus ensemble. Je vais partir vivre ailleurs pour ma carrière.
– Il n’y a que ton travail qui compte n’est-ce pas ! Jamais tu ne penseras à papa, il t’aime toujours lui !

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Devant la franchise de ma fille j’entre dans la chambre, il est temps de mettre fin à cet entretien. Un sourire flotte sur mes lèvres quand je vois le regard embarrassé de ma future ex femme.

– Maman doit y aller dis-je, on va finir cette discussion tout les deux.
– Mais je… Je peux finir protesta Candy, bien que son regard disait le contraire.

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Soulagée, Candy embrasse notre fille et s’en va sans un regard en arrière. Je sais que je voulais qu’elle parle à Mariko, mais je ne veux pas qu’elle la blesse, elle ne choisit pas ses mots et puis… je pense que malgré tout je veux protéger Candy, je l’aime encore, je pense que je l’aimerais toujours.

– Ma princesse dis-je en m’agenouillant devant son lit. Maman t’aimera toujours, simplement elle est partie pour ne pas te rendre malheureuse.
– Mais moi c’est quand elle n’est pas là que je suis malheureuse.

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Mariko sert son petit poing pour ne pas se mettre en colère. Elle réfléchit un moment et sans oser affronter mon regard, elle dit alors :
– Mes sœurs ne la connaitrons jamais pas vrai ?
– Maman ne veux pas les rendre triste, alors elle a choisit de n’avoir aucun contact avec elles.
– Je vois…

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Je ne sais pas quoi ajouter de plus, elle est encore trop jeune pour savoir la vérité. Je fuis à mon tour son regard mal à l’aise.

– Je suis vraiment chanceuse alors, moi j’aurai eu une maman pour quelque temps.
– je…
– Maman t’aimera toujours tu sais…
– Je dois être forte pour mes sœurs dit-elle sans relever ma remarque. Je dois aussi être très sage ajouta-t-elle après un moment de réflexion.
– On est d’accord dis-je en riant devant sa mine boudeuse rien qu’à l’idée de ne pas faire de bêtises.
– Je vais aller tôt à lit ce soir dit-elle, je suis fatiguée.

 
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Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle prendre une douche rapide, lave ses dents et reviens vêtu de son pyjama préféré.

– Tu ne veux pas manger ce soir .
– Non-papa, j’ai pris un gros goûté à l’école.
– Mariko !
– S.t.p papa, laisse-moi juste ce-soir, je voudrais dormir je…
Je vois qu’elle retient ses larmes, aussi je n’insiste pas.
– D’accord, juste pour ce-soir.

 
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Je la borde avec tendresse et je lui dis :
– Mariko, je suis là ne l’oublie pas, je t’aimerais toujours et jamais je ne te décevrais. Du moins je vais essayer car quand tu seras grande, il y aura des moments où on ne sera pas d’accord.
– Normal tu es mon papa et tu repousseras tous mes amoureux.
– Tous ?
– Oui je serais très belle comme toi.
– Oh je vois dis-je amusé et ravis de l’entendre plaisanter.

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J’embrasse tendrement ma petite princesse et il ne lui en faut pas plus pour s’endormir, elle devait vraiment être fatiguée, trop d’émotions pour elle.

 
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L’avenir promet d’être long et compliqué pour nous, mais je ne regrette rien car j’ai à chance d’avoir une famille. Je ne regrette pas d’avoir mes filles, même si les années à venir seront compliquées et remplies d’épreuves pour chacun.

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Le temps passe, et mes filles ont fêté leurs premiers anniversaires. Je sais que le plus dur reste à faire, mais je suis content d’avoir réussi à les élever seul.

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Qui dit anniversaire, dit nouvelle chambre pour mes deux têtes blondes

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Une chose est sûre : elles ne manqueront de rien j’y veillerai.

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Et je peux vous dire que Akina et Haya sont déjà très proche pour leur jeune âge, ça promet pour les bêtises j’imagine…

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Voila Akina très énergique pour son âge.

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Et voici  Haya, une petite fille très calme, du moins pour le moment.

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Qui dit l’apprentissage de la nourriture, dit le début des bêtises. Akina n’aime pas les légumes et moi je veux qu’elle apprenne à en manger. Je pense que cette petite sera moins docile que sa soeur Mariko.

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Mais bon quand c’est le moment de faire pareil avec Haya tout semble plus simple, enfin en même temps je n’ai donné que de la compote de pomme. Tous les enfants aiment ça pas vrai ?

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Mais je comprends que des jumeaux se n’est pas une partie de rigolade, car on n’agit plus pour un mais pour deux et maintenant qu’elles savent marcher dur de les attraper…

Je pense que l’avenir me réserve pas mal de surprises, bonne ou mauvaise j’y ferais face.

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«  Qu’elles sont belles enfin endormies » c’est sur cette belle photo de mes terreurs que je te laisse Natsuko en espérant te lire bientôt. J’espère qu’on pourra se voir ton état de santé m’attriste fortement.

Bisous Yato, Mariko et les deux diablesses.

Partie 10 : faire le bon choix.

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De : Yato Hozumi
À : Natsuko

Objet : enfin des nouvelles.

Ma petite Natsu, voilà des mois que je ne t’ai pas donné des nouvelles, la vie n’est tout simplement pas simple je te l’avoue… Je ne sais pas comment gérer tout ça c’est l’angoisse totale. Je ne veux pas que Mariko vive ce que j’ai vécu et en même temps parfois je voudrais tellement lâcher prise…

 
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Mais je reste fort, pour ma fille car je sais que même si ce n’est pas facile, je l’ai elle et ça change la donne. Elle m’apporte tellement beaucoup, que malgré ma souffrance, je sais que j’ai ce petit bout de bonheur dans ma vie.

Mais je sais que malgré son âge, elle est souvent inquiète pour moi, pour nous. La nuit, elle se réveille souvent des cauchemars plein la tête, je l’entends crier et je me sens souvent impuissant.

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Quand je la vois venir dans la cuisine le visage remplit de trace de larmes essuyées avec la manche de sa chemise de nuit, j’ai le coeur qui se sert, les enfants ne devraient pas souffrir à cause des histoires des grandes personnes. C’est sûrement ce qu’elle doit se dire dans sa petite tête.

« Pauvre Mariko, papa est tellement désolé.« 

– ça va ma chérie ? demandais-je d’une voix que j’espérais neutre. À dire vrai, je suis furieux comme si cela ne suffisait pas que Candy soit partie, il fallait aussi que rien ne va dans cette maison, j’ai du ménage en retard, la lessive et la tuyauterie qui fait des siennes…
– Oui papa me répondit-elle d’une voix triste sans oser affronter mon regard. J’ai fait un cauchemar, maman ne revenait jamais.

Ne sachant quoi répondre après cette dernière remarque, je fis un faible sourire à ma fille et dit :
– allez papa va te remettre au lit et finir tout le ménage pour aller dormir.

 
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Comme beaucoup de soir je la remets au lit et elle s’endort aussi tôt.
– Dort ma petite princesse, papa te promet de tout arranger. Il le faut, bientôt tu retrouveras ton beau sourire comme avant.

Je sais que je ne peux pas promette l’impossible à ma fille, mais il faut que je trouve une solution.

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Malheureusement, entre le travail, la maison, et la famille je n’ai pas beaucoup de temps. C’est là que j’aimerais pouvoir avoir de tes conseils Natsu, car élever seule une fille ce n’est pas toujours facile pour un homme. Mais je fais du mieux que je peux et j’espère que ma fille le verra en grandissant, car si Candy ne revient pas, elle finira par m’en vouloir n’est-ce pas ? Une fille a besoin de sa mère…

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Heureusement pour moi, ma fille adore l’école et apprendre un tas de choses et cela m’aide à lui faire oublier ses soucis. Avec l’argent gagné par mon travail, j’essaie de la gâter comme je peux.

Dernièrement, elle est passionnée par les jeux de construction, les legos, tout ce qui se rapproche à la logique ou à une activité manuelle. Heureusement ça prend du temps et ça change les idées.

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Mais malgré tout, lors de nos moments de jeu « père fille », je vois que ma petite princesse reste pensive. Et je sais que ce n’est pas parce qu’elle cherche comment faire telle ou telle chose. Elle se demande sûrement comment va sa maman, ou ce qu’elle ferait avec nous.

– ça va Mariko ?
– oui papa, pourquoi ça n’irait pas ?
– Je te trouve ailleurs mon coeur. Tout va bien à l’école ?
– Oui, ce n’est juste que… Je me demande si maman va bien. Ce qu’elle ferait si elle était là.

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Je ne sais pas quoi répondre quand c’est comme ça, je sais que Candy à faire ses choix et je respects ça car nous sommes toujours mariés. Alors je dis avec le plus de sincérité possible :
– Maman, voyage avec son travail et elle a besoin de réaliser son rêve. Elle viendra te voir quand elle le pourra, mais je pense que maman ne voudrait pas que tu sois triste. Elle veut que toi aussi tu réalises tes rêves ma puce.

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Mais à ma grande surprise, ma fille me toise du regard et dit alors :
– Papa, pourquoi tu protèges maman alors qu’elle nous à laisser tomber ?
Ne sachant quoi répondre, je regarde sans vraiment le lire le livre de construction et je bafouille :
– je…enfin tu sais que maman… t’aime et…

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Alors devant mon impuissance, Mariko prend un lego en main et tout en essayant d’assembler plusieurs pièces, elle dit alors :
– bref, tu ne dois pas t’en faire papa, si elle a décidé de faire passer son travail avant sa famille ce n’est pas de ta faute.

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Les jours passent et se ressemblent, sauf que Mariko , c’est fait un ami. Je ne sais pas qui est ce garçon, mais je la trouve souvent en train de jouer avec lui en attendant que je rentre du travail. Je ne sais pas quoi penser de ce garçon, mais si ma fille est heureuse ainsi.

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Ils jouent souvent à deux, tout comme Mariko le petit ne parle pas beaucoup, je ne connais pas ses parents, je pense que je devrais prendre plus de temps pour connaître le voisinage ça peut être bon pour nous d’avoir des amis. Jusque-là, je ne vivais que pour Candy et Mariko, mais ça c’était avant…

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Par-contre, qui dit nouvel ami dit début des bêtises et quand ça arrive à votre enfant qui n’a été qu’un petit ange à vos yeux jusque-là je peux vous dire que ça surprend, je ne sais pas si c’est pareil pour toi Natsu, mais je ne me sens pas prête à disputer ma fille qui réclame sa mère…

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Évidemment, je la punis quand même, du moins j’essaie de lui faire comprendre :
– Mariko, c’est quoi ces bêtises! C’est ton ami qui te dire de faire ça ?
– papa, j’ai un ami, et je ne veux pas le perdre, on ne fait rien de mal, on joue !

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– Ma chérie, du moment que ton ami te fait faire des choses que je t’interdis, ce n’est plus jouer tu sais !
– Mais on fait de mal à personne, on joue dehors et on ne salit pas la maison ! dit-elle déçue. Pour une fois que je m’amuse et que je pense à autre chose !

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Je l’aurais bien laissé jouer à l’eau, mais pas avec de la farine ou je ne sais quelle autre poudre colorée qui va finir par aggraver la situation, alors je répondis un peu plus ferme :
– ton ami si donne aussi à coeur joie, je te demande d’arrêter ça tout de suite, je ne sais pas ce que disent ses parents, mais nous on n’est pas d’accord !
– C’est bien ça le problème dit Mariko, tu n’es pas d’accord, maman s’en fiche elle !

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Après ce coup bas involontaire ou non de ma fille, je suis allé me défouler sur mon tapis de course, il y avait bien longtemps que je n’y avais plus mis un pied dessus. Et dire qu’avant j’étais déterminé à décrocher cette promotion…

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Je ne sais pas ce que me réserve l’adolescence, mais sans Candy ça risque d’être très dur…

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Et sans le vouloir, je l’ai eu cette fois cette fichu promotion !!

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Mais ce n’est pas pour autant que ma fille s’est calmée, maintenant c’est en pleine nuit qu’elle se met à mettre le bazar dans la maison et dans ma chambre en plus !
– Mariko, il me semble qu’on en est discuté !
– Il me reste de la poudre magique râla-t-elle !
– Je ne veux pas le savoir ! Tu es grande, tu sais le mal que je me donne pour le travail et pour tenir la maison propre alors arrête ça d’accord !!

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– J’en ai marre ! Hurle-t-elle il n’y a que le travail qui compte ! Moi aussi j’existe !
Et là sans le vouloir je lui ai mis une gifle, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais c’était fait…
– Je suis désolé dis-je perdu.
– Je m’en fiche, je ne te parle plus !
Et Mariko est parti dans sa chambre en courant.

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Autant te dire Natsuko qu’après ce geste, ma fille m’a fait la tête les jours qui viennent. Même si je lui ai préparé chaque jour son repas préféré pour l’école, ça ne changeait rien. Elle avait toujours ce regard furieux contre moi.

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Alors un matin après mon jogging quotidien, j’ai pris la décision qu’il fallait que je parle à sa mère. Il fallait régler certaines choses.

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Candy ne fut pas facile à convaincre, mais quelques jours plus tard, elle accepta de me voir seul à seul dans un parc non loin de la maison.
La voir me fit un choc, on ne s’était pas vu depuis plusieurs mois, même pas appelé.
Dès que je la vis, mon corps réagit à sa présence, mon coeur battait vite, j’avais la gorge sèche, je me sentais gauche comme à l’époque où je suis tombé amoureux d’elle.

– Salut dis-je sans oser lui faire face, comment vas-tu ?

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Nos regards se croisèrent et elle me fit son sourire habituel, celui qui a le don de me transformer, de me faire tout oublier. Comme je l’aime ce sourire, il me manque tant. Sans faire attention, je l’attire à moi dans une étreinte maladroite je ne sais pas ce qu’il me prend, je dis avec franchise :
– Candy, je t’aime tu me manques tu sais.
– Tu me manques aussi avoue-t-elle dans un souffle.

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Candy se laisse aller contre moi et dit avec tendresse :
– ça me manque avant tout les deux, ton rire me manque ta tendresse aussi.
– Ton sourire aussi me manque dis-je avec douceur, cela me suffisait pour retrouver mon courage lors d’une journée difficile.

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L’attirant à moi, je l’enlace et dis avec tendresse :
– Candy comment on en est arrivé là ? Si tu veux un seul mot de toi et on recommence comme avant…
– je … Yato, je ne…
– Candy, j’ai besoin de toi, on a besoin de toi dis-je d’un ton suppliant. Tu te doutes que la vie sans toi c’est du grand n’importe quoi. Je passe mon temps entre le travail, la maison et…

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Sans me laisser le temps de poursuivre ma phrase, ma femme me repoussa et me lança un regard incendiaire :
– Yato ! Inutile de poursuivre !

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– Candy, il faut qu’ont continue au contraire ! On a décidé de faire une famille et maintenant tu décides de tout quitter pour ta carrière ! Qu’est-ce qui t’arrive à la fin ! Même ta soeur ne te comprend pas !
– Qu’elle parle elle brailla Candy, s’est-elle qui m’a laissé pour un mec !
– C’est du passé, vous avez renoué les liens !
– Oh Yato arrête tu veux ! Cesse de jouer celui qui sait tous mieux que tout le monde ! Tu n’es pas parfait !

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J’hallucine l’entendre me parler de la sorte, je ne la reconnais plus.
Essayant de garder mon sang-froid je dis amer :
– et toi tu cois que tu as fait le bon choix ? Tu voulais des enfants, tu as voulu m’épouser et tu nous abandonnes ! Ne joue pas les victimes, tu es la seule coupable !

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C’était dit, toute la tension que je ressens depuis sa décision de nous quitter avait eu raison de moi.
– Ah bien sûr c’est de ma faute ! J’ai voulu un enfant et un seul ! M’as-tu écouté ? Bien sûr que non ! Et c’est moi la coupable ! Est-ce mal de vouloir penser un peu à moi ?
– Je n’ai pas dit ça … je …
– C’est trop tard Yato, on ne pourra jamais revenir en arrière.

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On ne pourra pas et je sais que trop…

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Candy a mené sa grossesse à terme et elle ne m’a pas donné un mais deux bébés. Oui elle a eu des jumelles, nos filles celles que j’ai voulu avoir sans Candy : Akina et Haya.

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J’avais voulu un frère ou une soeur pour Mariko et j’avais eu des jumelles. J’étais le plus heureux des pères, même si je devais les élever seul. J’avais fait ce choix et Candy avait décidé de vivre sa vie à elle de son côté.

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Même si ce n’est pas simple tous les jours, jamais je ne pourrais avouer la vérité à Mariko.

Elle ne devra jamais le savoir. Je sais que j’ai fait le mauvais choix Natsu, mais si c’était à refaire je ne changerais rien.

 

 

Partie 9 : consolider les liens.

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De : Yato Hozumi
À : Natsuko

Objet : Tu n’es pas seule.

Ma petite Natsu, tout d’abord je suis désolé pour le malheur qui a frappé ta famille. On n’est jamais préparé à vivre une telle souffrance, mais surtout soit forte pour tes enfants, tu n’es pas seule. Même si je suis loin, n’hésite pas à m’envoyer un mail quand tu te sens mal, je te répondrais.

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Je t’avoue que ta peine m’a beaucoup bouleversé, on est peu de chose dans la vie, donc il faut vivre à fond chaque moment, même le simple des moments doit être vécu à 200 %.
N’oublie pas que dans chacun dès tes enfants, Don continue de vivre, il sera toujours là dans un de leurs sourires, lors d’un anniversaire, dans leurs regards… Il fera toujours partie d’eux, mais de toi également, il a choisi de vivre une vie bien ranger pour toi ne l’oubli jamais !

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En ce qui concerne ma petite famille, Mariko est donc devenue une petite fille comme tu le sais et à son âge, elle est passionnée de dessin. J’adore la voir plonger dans sa passion, le reste du monde semble secondaire pour elle à ce moment-là. C’est dingue comme les enfants sont insouciants j’aimerais avoir cette chance, de ne penser à rien d’autre qu’au moment présent.

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Mais je sais qu’au fond d’elle, ma fille chérie à du chagrin elle ne nous le dira pas, mais parfois je vois une ombre cacher son beau visage.

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En ce qui concerne Candy, elle pense que c’est sa future rentrée des classes qu’il la perturbe, mais moi je pense que c’est autre chose. Je pense que c’est parce qu’on se donne trop à fond dans nos carrières, alors pour en avoir le coeur net, je lui ai dit avant de partir :
– Candy, parle à notre fille s.t.p.
– Je le ferai m’a-t-elle répondu tout en admirant le dernier dessin de Makiko.

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C’est en rentrant du boulot que ma femme me raconta ce qui l’avait décidé à lui parler.
Makiko était seul sur le banc dans notre jardin, elle avait le regard rempli de tristesse, aussi c’est-elle approché de notre petite poupée et elle lui a dit avec douceur :
– Makiko, tu es bien songeuse. Quelque chose ne va pas ?
– Non, maman a-t-elle répondu, je suis juste sorti prendre l’air avant de faire mes devoirs.

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Candy a vite compris que mes inquiétudes étaient justifiées, elle n’a pas insisté pour autant, elle sait qu’on finit par tout se dire c’est une règle dans la famille. On laisse le temps à chacun de mettre de l’ordre dans ses pensées et il y a toujours quelqu’un à qui se confier quand on est prêt. Mais en tant que maman, elle a prit place à côté de Mariko et elle lui a dit d’une voix douce :
– tu sais ma chérie, maman est là pour t’écouter quand ça ne va pas. Je sais que ton papa et moi on travaille beaucoup, mais on sera toujours là si tu en as besoin.
– Maman, c’est faux vous n’êtes jamais là, on est rarement tous les trois.

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Ce fut une surprise pour Candy, elle ne s’attendait pas à ça, aussi elle a pri notre fille sur ses jambes et elle là serrer très fort.
– Mariko, papa et moi, on t’aime fort. Malheureusement, on doit travailler pour gagner notre vie. Tu grandis, tu as plus de besoins: il faut manger, acheter des vêtements, … et on doit également payer les factures et agrandir notre maison.
– Oui, mais vous travaillez tous les deux et moi je vais aller à l’école, on se verra encore moins !
– …
– En plus, on ne fait jamais rien tous les trois !
– Je te promets qu’on changera ça très vite à répondu Candy en la serrant contre-elle et en lui faisant un beau sourire rassurant. On en parlera à papa à son retour, tu veux ?
– Promis ?

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Après ça, Candy n’a plus quitté notre fille un seul instant, l’entraînant même avec elle dans la cuisine pour l’aider à ces devoirs pendant qu’elle préparer notre repas du soir avant d’aller elle-même travailler.
– Je parlerais à papa avant d’aller au travail, mais ne t’inquiète pas, je te promets qu’on fera très vite une sortie tous les trois d’accord ?
– Oui, merci maman.

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Mais malheureusement pour moi, je suis sorti en retard du travail. Candy m’a donc tous expliqué dans un SMS et une fois le repas servit, elle a dit :
– Papa rentre dans 5 minutes Makiko, désolé mais tu vas devoir l’attendre seule, tu finis tes devoirs et tu manges d’accord ?
– Oui fit Makiko d’une petite voix remplit de déception.

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N’ayant pas le choix, ma fille chérie obéit à sa mère et travaille avec acharnement.

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Ce fut seule et devant une assiette vide que j’ai trouvé ma fille en rentrant à la maison.
– Ma puce, je suis vraiment désolé… Je voulais montrer à mon patron que je suis déterminé pour la promotion et…
– Ce n’est rien papa dit Mariko d’une voix faussement joyeuse, je suis grande maintenant.
Devant son ton peu convaincant, je l’ai regardé de la tête aux pieds et j’ai dit d’une voix joyeuse :
– mais c’est vrai que tu as vachement grandi ma poupée ! Regardez-moi cette magnifique jeune fille !
– Tu trouves que je suis jolie ?
– Oui tout le portrait de ta maman dit-je en lui souriant. Tu sais quoi ?
– Non ?
– Il est temps de sortir pour montrer à quel point tu es jolie ! Tu aimerais qu’on aille au parc tous les trois demain ?
– Au parc à trois ! C’est vrai on va sortir ?
– Oui vrai de vrai !

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Ravis ma fille se mit à sourit ce qui a eu le don de me réchauffer le coeur.
– Oh oui le parc ! Je veux me faire plein d’amis !
– Nous irons demain après l’école, ni maman, ni moi ne travaillons.
– C’est promis ?
– Oui ma chérie ! Mais maintenant je veux que tu ailles laver tes dents et que tu files au lit.
– Oui papa tout ce que tu veux !

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Ce qui est bien avec Hamiko, c’est qu’elle ne désobéit jamais…
Il ne lui fallut pas longtemps pour aller dormir sagement dans sa chambre, pendant que moi je m’entraînais encore et toujours sur mon tapis de courses.
Mais au bout d’une heure, elle se réveilla en cri dans sa chambre :
– papa au secours vient vite !!

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Sans me faire prier, j’abandonnais ce que j’étais en train de faire pour aller voir ce qui se passait dans sa chambre.
– Un…mons…tre vite sous le lit !
– Ma chérie, les monstres ça n’existe pas dis-je d’un ton rassurant.
– Je l’ai vue balbutia-t-elle, il a de grand tentacule comme Ursula dans la petite sirène !
– D’accord, je te crois. je vais aller voir ça tout de suite reste derrière moi dis-je d’un ton protecteur.

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Rapidement, je partis dans la salle de bain prendre un vaporisateur que je remplis d’eau parfumée à la lavande.
Puis une fois, devant son lit je dis :
– les monstres détestent la lavande, c’est une plante protectrice selon les fées. Donc je vais en mettre sous ton lit et il partira.
– Tu es sûre ?
– Bien sûr tante Liliane faisait ça pour Natsuko et moi.
– Vite papa !

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Il n’en fallut pas plus pour rassurer ma petite Makiko. Après avoir vaporisé le produit « magique », on vérifiat ensemble, placard, armoire et chaque recoin de la chambre et la petite chérie fut de nouveau souriante.
– Bon maintenant au lit, demain une longue journée t’attend.

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Et le reste de la soirée se passa sans encombre, Candy décrocha même une promotion.

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Le jour tant attendu par notre fille arriva, sa première journée d’école c’est bien passé, elle n’a pas arrêté de nous raconter comment son professeur était gentil et intelligent. C’est donc dans la joie qu’on alla au parc comme promit, à une différence près Candy devait nous y rejoindre, elle avait dû se rendre au travail pour régler deux trois détails au sujet de sa dernière promotion.

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– et voilà nous y sommes dis-je d’un ton enjoué en arrivant. Makiko regardait ici et là d’un air curieux, elle était rarement en contact avec d’autres personnes que Candy et moi, je sais qu’on a eu tort mais on voulait la protéger et voilà qu’on en a fait une enfant renfermée.
– C’est grand dit-elle avec des étoiles plein les yeux.
– Oui tu as vu, il y a des jeux. Tu veux aller jouer ?
– Où est maman ?

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Levant les yeux en direction du banc où on devait se retrouver, je ne vis aucune trace de ma femme. Aussi dis-je d’un ton neutre pour ne pas alarmer notre fille :
– Maman doit sûrement nous chercher, je vais faire le tour du parc. Toi en attendant tu vas aller jouer calmement d’accord ?

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Ma fille qui d’habitude si conciliante, me tient avec force par le bras et tout en posant sa tête sur mon avant-bras elle dit déçue :
– Pourquoi on n’est pas tous les trois ? Tu avais promis… Je ne comprends pas pourquoi on doit toujours être séparé.
– Ma chérie, je vais juste chercher maman, et je reviens ne t’inquiète pas.
– Je ne veux pas ! Pourquoi elle ne tient pas sa promesse ! Elle préfère son travail ?
– Makiko, je vais revenir c’est promis !

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Ne sachant quoi répondre à ma fille, je préfère me dépêcher à trouver sa mère plutôt que la décevoir encore. Je ne comprends pas l’attitude de sa mère, mais c’est vrai quand y réfléchissant, elle sait un peu éloignée depuis sont anniversaire. On est trop pris par nos boulots, et le reste, notre fille ne souffre et ça je le refuse.
Au bout d’un long moment à parcourir le parc, je la trouve devant la rivière les yeux fixant le paysage au loin.
– À te voilà ! dis-je à bout de souffle d’avoir parcouru tout le parc en courant.

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Candy se retourne avec un faible sourire. Instinctivement, je lui prends les mains et je lui demande inquiet :
– ça va ? Pourquoi tu nous as pas rejoins près de l’air de jeu ?
– Je ne voulais pas que Mariko me voie ainsi dit-elle doucement.

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Je l’embrasse tendrement sur la joue et je réponds tendrement :
– tu es magnifique ma chérie, vient notre fille nous attend. Elle est triste, elle croyait que tu n’avais pas tenu ta promesse.
– Je n’irai pas ! dit-elle d’un ton déterminé.
– Pourquoi ? Tu ne peux pas lui faire ça ! Elle n’est pas bien en ce moment tu sais insistais-je.

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– Lui faire ça ! Lui faire ça ! et toi qu’est-ce que tu as fait ?
– Euh je ne comprends pas Candy !
– Tu m’avais promis !
– Calme toi chérie ! Qu’est-ce que je t’ai promis ? On va en discuter et on trouvera une solution.

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Posant une main sur son épaule d’un geste rassurant, je fus surpris de la voir me repousser.
– Qu’est-ce qui te prend ? demandais-je sans cacher la tristesse qui c’était emparé de mon coeur devant le regard furieux de la femme que j’aime.
– Ce qui me prend ? Tu n’as pas deviné ?
– Non, dis-je confus. Tout allait bien et là tu es étrange…
– Tu es horrible ! Dit-elle avant de partir en courant.

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Sans me laisser le temps de la rattraper, elle est partie me laissant seul avec notre petite Makiko. J’ai donc prétexté que sa mère a dû repartir travailler et on a fini la journée au parc comme prévu.
Mais au soir, une fois avoir mangée et prête à aller au lit, je vis que ma fille n’était pas aussi naïve qu’une enfant de son âge pouvait l’être.
La trouvant triste sur son lit, je lui demanda :
– Makiko, tu as vu ta mère au parc ?
– Non… dit-elle hésitante.
– Ma puce, tu me dis la vérité ?
– Je…
– Makiko !
– Je l’ai vu partir en courant dit-elle honteuse. Désolé je ne voulais pas mentir, mais maman avait l’air super fâchée ! Elle ne m’a pas vu quand j’ai couru vers elle.

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– Je vois dis-je… sans oser affronter son regard.

« je n’arrive pas à savoir pourquoi elle m’en veut…Je fais tout pour être un bon mari et un bon père, je ne vois pas ce qu’elle peut me reprocher. Je sais que j’ai tendance à vouloir que tout soit carré dans notre vie de famille, mais c’est parce que je les aime. »
– Tu crois que c’est ma faute ? demande timide Mariko en me regardant les yeux remplit de larmes.

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Aussitôt, je me lève et je regarde ma fille avec tendresse et d’un ton rassurant, je réponds avec la plus grande sincérité :
– non Mariko, maman est fâchée car elle se surmène trop en ce moment, elle voudrait être avec nous, mais elle est trop fatiguée. Elle est en colère, elle voudrait pouvoir tout faire pour que tu sois fière d’elle, mais parfois elle n’arrive pas tenir ses promesses, une journée c’est trop court pour faire autant de chose.
– Je comprends, je lui dirais que je ne lui en veux pas, comme ça elle sourira de nouveau.

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Pour qu’elle s’endort vite, mais aussi pour pas qu’elle se pose trop de questions, j’ai lu une histoire à Mariko pour qu’elle s’endort vite. Une fois endormie je la regarde un moment sans oser rejoindre Candy.
« je rendrais le sourire à maman, je te le promets ma puce!« 

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Sans attendre davantage, je vais rejoindre ma précieuse femme. Elle est devant la fenêtre toujours le visage fixant je ne sais quoi.
Profitant de son moment d’inattention, je l’enlace et je lui dis :
– Chérie, ça me rend triste d’être impuissant face à ton chagrin. Tu sais qu’on peut tous se dire, je t’en pris parle-moi !
– Yato…
– On c’est promis d’être toujours là, pour le meilleur et pour le pire.

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Candy garde le silence, je prends son bras et je l’embrasse dans la paume de sa main.
– Yato… stop, je t’en prie j’ai besoin de réfléchir.
– Réfléchir à quoi ?
– À toi, à moi, à notre famille…
– Je ne comprends pas !
– Je suis enceinte, mais je ne veux pas du bébé.

Voilà comment la vie de notre famille fà basculée, je ne sais pas ce qu’on va faire, je veux ce bébé, je ne te le cache pas Natsu, mais suis-je prêt à perdre Candy pour lui ?

Yato qui t’embrasse…

 

 

 

 

Episode 53 : un drôle de candidat.

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Il ne faut pas longtemps aux plus jeunes de la famille pour s’apercevoir qu’ils ont deux frères. Raphaël semble ravi de l’arrivée des jumeaux, il ne sera pas le seul garçon.

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Devant son air « constipé » vous comprendrez que Joanna n’est pas contente du tout d’avoir des frères ! Oh croyez moi-même si c’était des filles, elle ferait aussi cette tête-là…
– Ezra c’est un prénom de fille ! dit-elle d’une voie remplit de préjugé.
« Et non ma petite c’est aussi un prénom de garçon, googlesims est mon ami Lol et c’est par rapport à l’un des acteurs de la série : Pretty Littlle Liars ! Quel peste cette gamine !!« 

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Mais bon, même si c’est une petite peste, j’adore ma fille alors quand je là voix renifler comme un cochon dans le couloir et mouiller toute la maison avec ses larmes, je reprends mon rôle de maman et je vais la consoler comme je peux, enfin j’essaie surtout…
– Ben alors ma puce ! C’est quoi ce gros chagrin ?
– Tu as eu des jumeaux dit-elle toute triste, déjà je voulais être la dernière, mais si tu les fais par deux c’est perdu d’avance !
– Désolé ma chérie, mais ces choses là, ça ne se contrôle pas !
– Tu es sûre? Parce que avec les bébés ça fait que tu as eu 12 enfants ! Je sais compter !

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Amusée malgré la situation, je m’efforce de garder mon sérieux et je dis d’une voix douce :
– tu sais ma fille, je ne te cacherais pas que je vais avoir d’autres enfants, c’est l’héritage que mamie Ava m’a légué. Je suis fière que tu veuilles plus tard devenir l’héritière, mais à moins que je n’aie que des garçons, ça ne se fera pas.
– Ah bon ? mais tu ne dois pas faire 16 bébés comme Mamie ?
– Non, je veux essayer d’en faire pus qu’elle pour lui rendre hommage.
– Je vois…
– Et moi alors ?
– Ma chérie, je t’aime beaucoup quoi que tu fasses plus tard, cela ne changera pas.
– Même si tu as d’autre fille car tu dois préférer tes filles non ?
– Je ne fais pas de préférence, j’aime tous mes enfants qui deviennent ou pas l’héritier du défi.
– C’est promis ?
– Promis Joanna !

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Après cette petite mise au point, je pense que Joanna ne se sentira au même niveau que le reste de la famille, enfin j’espère. J’ai donc fait le tour de la maison pour voir si tout va bien et c’est là que j’ai vu que Lily avait postulé pour un travail à mi-temps.

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Quant à Raphaël, toujours à s’occuper comme il peut dans son coin. Il est donc temps pour moi de reprendre mon défi en main.

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C’est donc dans une ville pas loin que j’ai décidé de faire un peu de repérage, enfin pas seulement… Vous vous souvenez du journaliste ?

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David Roussel, le journaliste est bien si vous vous souvenez de sa tête de premier de classe ? Eh bien il m’a invité à un bar karaoké, non ne croyez pas que c’est un rencard, il veut juste en apprendre plus sur ma vie de challengeuse.

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– Alors c’est comme ça que ça se passe ? me demande-t-il quand il me voit baver le regard fixé sur le beau barman.
– Comme ça quoi ? demandais-je en essayant de reprendre mes esprits et de ne pas lui montrer que ce mec en fasse de moi ne me laisse pas indifférente, un peu comme de la chantilly sur un bon cake aux fruits.

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Et là sans me laisser le temps de répliquer, David me dit :
– et si tu me montrais comment tu fais pour attirer les hommes dans tes filets ?
– Quoi ? Mais tu te moques de moi c’est ça ? On n’est pas dans une journée dans la vie de Jessica rabbit !!

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– Et pourquoi pas dit-il intéresser, ça pourrait plaire à beaucoup de lecteurs !
– Ouais… mais non ! Je ne te laisserais pas écrire « comment avoir 100 bébés pour les nuls« . Dis-je en essayant de ne pas m’emportait devant mon beau barman.

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David me regarde en souriant et dit sincère :
– je vois que tu prends ton défi au sérieux et c’est tout à ton honneur. Donc tu viens dans des lieux comme celui-ci et tu repères les « papas potentiel » ?
– Oui en gros c’est ça et si le courant passe, tu sais comment ça se termine. Bon tu m’offres un verre, j’ai soif !

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– Barman un verre pour la jolie dame.
– Ne te sens pas obligé de me flatter, j’en ai jamais eu besoin !
– Sauvage ! J’adore !

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Je ris malgré moi devant son air mi-surpris, mi-amusé :
– bon on fait quoi après ?

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Sans savoir pourquoi, David m’a lancé un regard charmeur ou alors il avait trop but, mais j’ai bien vu que je ne le laissais pas indifférent…
– Je comprends pourquoi ils tombent tous sous ton charme dit-il tu as cette lueur dans les yeux, tu nous ensorcèles.
Croyez le où non, mais il ‘a laissé sans voie le petit David et c’est plutôt rare que ça m’arrive.

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Après ça on a fait un duo infernal et on a chanté au karaoké. J’aurais aimé vous le faire entendre, il s’en sort bien le David !

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Malheureusement, j’ai vite écourté notre « rendez-vous » pour rejoindre ma petite tribu. À ma grande surprise Lily s’occupait des jumeaux, comme quoi il y a des miracles non ? Non en fait, elle sait juste tromper de siège, on en a pleins dans cette maison, mais elle squatte celui de la chambre des bébés.

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Mais pour une fois que Lily est là pour se rendre utile, j’en ai profité pour me changer et je suis allé retrouver Caleb pour un petit moment en tête à tête. Comme il va quitter la maison, je veux être sûre que tout va bien
– Coucou mon grand ça va ?
– Oui, maman et toi tu as passé une bonne journée ?

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– Oui ça va Caleb encore merci d’avoir veillé sur tout le monde !
– C’est normal maman, je veux que tu profites un peu pour te faire plaisir, tu n’es plus si jeune.
« Hein quoi, mais il veut ma mort sale gosse! Tu leur donnes une main, il te bouffe le bras! Eh oh ! je ne suis pas encore une mamie !« 
– Comme tu es gentille marmonnais-je pour qu’il ne voit pas que je suis contrariée. Sinon tu as appelé ta soeur pour voir si elle va te mettre à la porte venir te chercher ?

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– Oui maman, tout est réglé ne t’inquiète pas, je ne suis plus un gamin ! Je pourrais m’assumer seul !
– Tu es sûr car il ne faut pas croire, je ne te chasse pas, même si tu vis dans ta propre maison, je serais toujours là pour toi.

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Je me lève pour ne pas trop en faire, mon fils va devenir un homme et je ne dois pas le garder dans mes jupons trop longtemps comme dirait l’autre.
– Maman attend dit-il en se levant au même moment que moi, je… je t’aime dit-il en se jetant dans mes bras, vous allez tous me manquer.
– Toi aussi mon grand !
– Je pourrais venir à la maison voir les autres bébés ?
– La porte te sera toujours ouverte Caleb ne l’oubli jamais.

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Tôt le matin suivant, Lily part travailler. Elle est en retard et de très mauvaise humeur « et oh ma cocotte, je ne t’ai pas forcé !! Tu pouvais aider à la maison !« 

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Et pile au moment où tous les enfants sont partis à l’école, voilà une autre visite de mon petit journaliste !! Vais-je passer à l’action ?

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Après une visite de la maison, je montre à monsieur le journaliste. Et je finis par la chambre, heureusement pour lui, ou pour moi, je ne tenterais rien les enfants ne vont pas tarder.
– Alors comme ça ce n’est ici que…
– Oui enfin pas que…
– Je vois….

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Un peu gêné, David se lève et dit :
– et si nous allions dans la piscine ?
– Pourquoi ça te gêne d’être ici ?
– Non mais…
– D’accord, allons-y les enfants vont arriver et après on ne pourra plus profiter du calme et surtout de la piscine.

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Un peu timide le David si vous voulez mon avis, il a compris que je voulais lui sauter dessus. Ben quoi, je ne rajeunis pas tic tac !
– Alors David on fuit devant les femmes ?
– Non c’est juste que j’adore la piscine, un vrai poisson !
« Oui c’est ça et moi je suis Ariel la petite sirène ! Les cheveux un peu plus foncer, genre presque noir… Quoi que non les bâtonnets de poisson ce n’est pas trop mon truc !« 
– Est-ce que par hasard je te ferais peur ?

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– Non-dit-il intimidé, c’est jusque… enfin tu es très réputé pour … enfin tu vois ?
– Ah bon c’est drôle je n’ai pas encore de place à mon nom ou un truc dans le genre.
Puis sans le laisser répondre, je l’embrasse avec précipitation.

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– Alors c’est donc ça ce que l’on ressent après le baiser d’une challengeuse !
– Euh… Tu ressens quoi ?
– J’ai comme la cervelle en marmelade, les jambes flagada et le coeur en chocolat…
– Euh oui d’accord…

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Et là il m’a regardé d’un air sérieux et il a demandé :
– est-ce que par hasard tu voudrais de moi comme papa potentiel ?
– Pourquoi pas ! Répondis-je en lui prenant la main, je t’appelle quand j’ai un créneau de libre ?
« Disons quand les jumeaux seront bambins« 

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Voilà enfin le soir où tout va se jouer, les enfants se réunissent tous dans la chambre des garçons pour une dernière séance de devoir. quant à moi je m’active en cuisine.

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J’ai à peine le temps de finir le gâteau, de donner un coup d’éponge que Joanna descend et dit d’un air supérieur :
– J’espère que tu as ta ta promesse et que Jenna reviendra pour l’anniversaire de Caleb ?
– Oui dis-je d’un ton suffisant et tu as même le privilège d’aller lui ouvrir à elle et aux autres.
– Aux autres ?
– Oui dis-je amusée devant son air déçu, j’ai invité tous tes frères et soeurs.
« Et bim dans les dents!« 

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Mais Joanna n’a même pas le temps d’aller ouvrir, Caleb était dans la piscine et il accueille sa soeur à bras ouverts :
– Super tu es venu !
– Comme promit, prépare tes affaires, on part après la fête.
– C’est déjà fait.
– Oh faite, je ne suis pas la seule à venir, maman à inviter tous ses enfants !

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Caleb ne se fait pas prier et va vite souffler ses bougies, il est très heureux que pour une fois tout le monde se réunisse pour faire la fête.

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Il faut dire que moi aussi je suis heureuse de revoir mes filles ! Et mes fils aussi, enfin mes enfants quoi : Taylor, Zoey, Dalia… Enfin Joanna fait la tête vous pouvez le voir !

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C’est donc dans la joie et la bonne humeur que mon fils fête son anniversaire, il me manquera, mais je sais qu’il ne sera jamais seul.

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Et à peine leur frère parti, les jumeaux ont décidé de grandir eux aussi !

Le premier à grandir c’est Ezra un vrai petit charmeur, mais moi je vous le dit : il ne faut pas se fier aux apparences !!

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Voici le petit Sacha, aussi mignon que son frère. On verra en grandissant.